C’est de plus en plus difficile de manger correctement le soir à Lyon pour moins de 25 euros. Lyonmag.com propose quelques adresses.
Tout le monde à table. Ouvert il y a six mois juste en face de la gare de Vaise, ce restaurant de 250 m2 est aujourd’hui une réussite. Le cadre est agréable avec de grandes baies vitrées, des murs couleur crème, un parquet en bois clair, une cuisine ouverte sur la salle qui permet de voir le chef travailler... Et une petite touche rétro avec des vieilles gazinières et des fours à bois qui donne un côté très chaleureux. A la carte, une cuisine classique mais variée et bien présentée : gâteau de foie de volaille, grenadier en écaille de courgettes, ravioles de foie gras... On a choisi un menu à 18 euros avec en entrée un hareng, suivi d’un demi-coquelet servi avec une purée de pomme de terre et de marrons. Tout à fait correct. Et en plus on a droit au fromage et au dessert. On choisit un fromage blanc avec un excellent coulis de fruits rouge et des quenelles de chocolat servies avec une soupe de poire. Parfait.Un repas copieux et agréable pour un bon rapport qualité-prix. Tout le monde à table, 1 rue du 24 mars, Lyon 9e. Fermé le soir du samedi au mardi. Tél. : 04 37 64 62 48.
Bistrot Verdi. Un petit resto sympa dans un des quartiers les plus animés de Lyon le soir, derrière l’opéra. Le cadre un peu kitsch avec ses murs orange et jaune décorés de cartes postales mais la cuisine est simple et raffinée. On a pris le menu à 24,50 euros, avec en entrée du foie gras aux pistaches et raisins secs, accompagné d’un coulis de framboise. Puis un carré d’agneau avec une sauce aux morilles. Très bon. Et en dessert, le fondant au chocolat est agréable et léger. A signaler également la cassolette de saint jacques aux écrevisses, et aussi un filet de bœuf très tendre au jus de foie gras et de truffe. Dommage aussi que le pot de Côte du Rhône ne soit pas à la hauteur. Au final, un bon rapport qualité-prix, dans une ambiance sympathique. Le Bistrot Verdi, 2 bis rue Verdi Lyon 1er Fermé le soir les mercredi et dimanche. Tel : 04 72 00 00 95.
Le Verre et l’assiette. Ce petit restaurant de Vaise est un “Bib gourmand” décerné par le guide Michelin aux établissements proposant une cuisine de qualité à moins de 28 euros. D’ailleurs, “Le verre et l’assiette” est toujours complet. Il faut même réserver 48 heures à l’avance pour avoir une table. A l’origine de ce succès : le chef Olivier Delbergues, qui a été formé notamment par Christian Têtedoie, une étoile au Michelin et qui est réputé pour sa cuisine light et inventive. A la carte, on a choisi en entrée le velouté glacé de céleri à l’huile de noisette et sa mousse de chèvre et escargots. Très rafraîchissant. Suivi d’un bar rôti à l’étuvée de fenouil et aux pointes d’asperges vertes. L’association aux saveurs anisées fonctionne parfaitement. Enfin on a conclu par une coupe de fraises de Carpentras confites au balsamique avec sa glace à la pistache. Excellent. Les fraises sont vraiment parfumées et le vinaigre relève l’ensemble. Verdict : un très bon repas dont on ressort léger. De plus, la déco est sympa : plafond à la française, mur en pierres, cuisine semi-ouverte, cave apparente... Avec de grandes photos en noir et blanc. Le Verre et l’assiette, 20 grande rue de Vaise, Lyon 9e. Fermé le soir du samedi au mercredi. Tel. : 04 78 83 32 25.
La Nef des fous. Une excellente adresse dans le Vieux-Lyon avec un cadre assez incroyable puisque dans ce petit restaurant on a l’impression d’être dans une brocante. Verres, couverts et assiettes à l’ancienne, lampes qui encombrent les tables, fauteuils dépareillés, murs rouge... Un peu chargé mais chaleureux. Et surtout, la formule entrée, plat et dessert à 25 euros est superbe. Avec par exemple en entrée un médaillon de foie gras de canard au Porto et sa pomme rôtie, une cassolette de ravioles au pistou et escargots, des soufflés de Saint Jacques et rougets servis avec un coulis de homard et écrevisses... Les quantités ne sont pas très généreuses mais la qualité est au rendez-vous. En plat principal le tendron de veau braisés au Xérès est parfait comme les brochettes de volailles en croûte de pistache, et crème au Calvados. Egalement à la carte : un duo de magrets de canard et d'oie, sauce au poivre de séchuan ou un poisson du jour. Enfin, les desserts maison sont remarquables. A noter en revanche que la carte des vins peut faire rapidement exploser l’addition. Exemple pour un Château Neuf du Pape 2003 ou un Cotes de Nuit Village 2004, il faut compter 38 euros la bouteille. La Nef des fous, 5 rue du Bœuf dans le 5e. Ouvert tous les soirs. Tel : 04 78 42 73 67.
Les sales gosses en aparté. Lumière tamisée, murs en brique, chaises hautes pour manger au bar, canapé en cuir noir et table en verre, musique lounge... “Les sales gosses en aparté” est un restaurant convivial situé sur les quais de Saône qui a la bonne idée de proposer des mini-portions. Pour 10 euros on a droit à quatre portions servies dans une grande assiette et à 6 portions pour 15 euros. Avec en prime une petite salade verte. Au choix : cœur d’artichaut mariné et grillé , tartare de poisson, croustillant à la fourme d’Ambert, ravioles du Royan, méli-mélo de magret de canard aux artichauts, semoule et petits raisins de Corinthe... Mais aussi des pierrades. Difficile de choisir. On tente un gaspacho andalou, excellent, du riz noir, servi en bonne quantité, les superbes ravioles du Royan mais aussi une pierrade de volaille et de bœuf. La présentation est soignée et avec six petits plats, il est difficile de terminer son assiette. A noter qu’on peut aussi choisir des assiettes thématiques : “grande marée” pour le poisson, “T-Rex” pour les carnivores. On a choisi une “Sud ouest”. Avec de très bons gésiers de volailles comme le confit de canard lardé qui se marie très bien avec la pomme. Petite déception avec la purée qui est servie froide. Enfin, la carte des desserts est aussi impressionnante. Mention spéciale pour le mi-cuit au chocolat qui n’est pas trop lourd... Seul reproche : le service n’est pas très souriant. Et si la carte des vins est très intéressante, une bouteille fait vite flamber l’addition. Même pour un pot de Côte du rhône, il faut compter au moins 20 euros. Mais au final, ce restaurant original et de qualité est une valeur sûre surtout quand on veut manger tard puisqu’ici on sert encore après minuit. Les sales gosses en aparté. Ouvert tous les soirs. 11 quai Pierre Scize, Lyon 9e. Tél : 04 78 83 70 41.
L’Ourson qui boit. Un excellent restaurant situé en bas de pentes de la Croix-Rousse où le chef Akira Nishigaki, ancien second de l’Etage, associe cuisine japonaise et française. La déco est sobre et la carte change très souvent avec en général trois entrées et trois plats. Le jour où on est venu dîner on a choisi un incroyable saumon aux pommes servi avec une sauce au saké suivi d’un magret de canard accompagné d’un risotto de champignon pour conclure avec un superbe tiramisu au thé vert. A signaler également une joue de porc en parmentier aux girolles ou une soupe de navets aux pétoncles. La cuisson est toujours bien maîtrisée, les produits de qualité le service est efficace. A 22 euros le menu c’est une très bonne adresse. Mais il vaut mieux réserver. L’Ourson qui boit, 23 rue Royale. Tel : 04 78 27 23 37
La Storia Nostra. Situé à Villeurbanne, ce restaurant italien qui a été distingué par le Gault et Millau offre un très bon rapport qualité-prix. Dans un cadre simple et chaleureux, avec des fresques au mur et une petite salle à l’étage, le patron Vitantonio de Filippis, originaire des Pouilles, accueille les clients avec un large sourire. Le service est à la hauteur et le chef, Franco, cuisine des produits frais et de qualité. Ses spécialités italiennes bien sûr : seiches à la sicilienne préparées à la plancha, brochettes de poulet de Calabre, calamars à la Toscana... A ne pas manquer : les canneloni à la napolitaine, farcis de foie gras et vianche haché, avec une crème à la mascarpone. Superbe. Les spaghetti pugliese aux fruits de mer frais, sont également excellentes. Sans oublier le tournedos rossini avec tagliatelles fraîches sauce aux cèpes qui est un délice. En dessert, la pannacotta accompagnée de son coulis de fruits rouge est fine et légère. En plus c’est copieux et deux plats suffisent largement. Compter 25 euros environ. La Storia Nostra : 1 rue Pierre Larousse, place Wilson, Villeurbanne. Tél. : 04 72 44 29 29
Rouge tendance. Un restaurant wok dont le cadre dépaysant : palmiers, parasol, déco exotique... Avec pour chaque salle, un style particulier : mobilier fer forgé avec des coussins aux couleurs chaleureuses ou murs aux couleurs vives avec des tables et des sièges en bois foncé... On peut choisir des plats asiatiques ou orientaux mais la spécialité c’est bien sûr le wok. Le principe : on choisit légumes, viandes ou poisson sur un buffet et on les mélange dans un bol qu’on donne à un cuisinier qui va flamber le tout avec de l’huile et des épices. En ajoutant éventuellement des nouilles. Une cuisson spectaculaire réalisé en public. Et le résultat est surprenant car cette technique conserve parfaitement les saveurs. Formule wok à volonté à 22,90 euros le soir. Avec un buffet de fruits pour le même prix. Une adresse sympa. Rouge Tendance centre commercial de la Part Dieu dans le 3e Lyon. Tél : 04 72 84 40 40 ou 74 bd Jean XXIII dans le 8e LYON. Tél : 04 78 00 15 15
La Belle Etoile. Situé à proximité du boulevard de la Croix-Rousse, la Belle Etoile est un petit restaurant sympathique dont la déco est simple et raffinée avec une ouverture sur la cuisine. Le chef Christophe Rocourt propose une cuisine du marché à base de produits qu’il cultive lui-même dans son propre jardin potager. Le soir, on peut manger un incroyable menu entrée, plat, dessert pour 18 euros. En entrée on a droit par exemple à une salade de mesclun avec magret de canard et roquefort. Avec un très bon assaisonnement saupoudrées de graines grillées. Mais on peut aussi tenter le velouté de céleri tout à fait savoureux. En plat principal, le mijotée de joue et queue de bœuf, cuit pendant plusieurs heures, est servi avec une polenta et des navets rotis. Fondant et tout simplement exceptionnel. Alors que le bar, servi entier avec du fenouil et des lentilles au curcuma, est également impressionnant. Sa cuisson est d’ailleurs particulièrement maîtrisée. Enfin les desserts sont également simples mais très bons. Avec un pain perdu à la cannelle tiède qui est particulièrement léger. Et une crème brûlée à l’orange, très savoureuse. Et pour accompagner ce repas, on recommande les verres de vin chilien, sud africain ou australien à trois euros. Au final, ce restaurant est une valeur sûre avec un rapport qualité-prix tout simplement imbattable. C’est d’ailleurs presque impossible d’avoir une table sans réserver. Fermé mercredi soir et dimanche.









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