Ce lundi soir 17 décembre, Les amis de Lyon Mag devaient se retrouver à partir de 19h au Koodeta, un restaurant du 3ème arrondissement, pour une grande fête de soutien face à la tentative d’un de nos actionnaires minoritaires, Christian Latouche, pdg du groupe Fiducial, de prendre le contrôle de notre magazine (Pour ceux qui n’ont pas suivi le feuilleton, lire mes deux blogs précédents).
Des milliers d’invitations ont été envoyées en urgence la semaine dernière et des centaines d’entre vous ont déjà répondu qu’ils seraient à nos côtés ce lundi soir. Mais vendredi, le gérant du Koodeta, un certain Fabien Chalard, qui avait donné son accord pour accueillir cette fête, a décidé de tout annuler. 48 h avant ! En invoquant de mystérieuses “pressions” et un étrange personnage “haut placé” qui l’aurait convaincu d’annuler cette fête. On s’est alors tous mobilisés pour en savoir plus. Et Lionel Favrot, le directeur de la rédaction, a fini par coincer Chalard dans un bistrot du centre ville pour avoir des explications. “Si j’organise cette fête, je suis mort à Lyon” répétait Chalard terrorisé. Et il finira même par avouer devant deux témoins qu’il avait reçu des menaces d’un avocat proche de l’UMP mais également d’un élu UMP qu’il mettra nommément en cause. Info ou intox ? En tout cas, dans la journée, il changera dix fois d’avis. Revenant sur son refus d’accueillir cette fête, puis changeant à nouveau d’avis, avant d’envoyer une facture géante à payer sur le champ, puis d’annuler à nouveau... J’ai vérifié moi-même en téléphonant à cet animal pour savoir ce qu’il avait dans le ventre. Une certitude : ce type avait la trouille. Une sacrée trouille même. Voix tremblante, propos incohérents... Pas de doute il était sous pression. Un coup tordu de l’UMP ? Là encore, on sera prudent. Car ce Chalard est un drôle d’oiseau. Instable, visiblement fragile, affabulateur... Menteur ? En tout cas, on imagine mal Dominique Perben, le patron de l’UMP à Lyon, qui est tout de même ancien ministre, se mobiliser pour pirater la fête de Lyon Mag. Même si comme un certain nombre de personnalités style Aulas ou Latouche, Perben rêve d’un Lyon Mag à sa botte.
Reste un doute avec ces accusations tout de même très précises. La rédaction est en train de vérifier tout ça et on vous en reparlera.
En attendant, on a mis en place une solution, en urgence. Grâce à Camen Boutarfa, le pilier des nuits lyonnaises qui, lui, n’est pas un trouillard. Camen a mis à notre disposition une boite de nuit, le Fridge, située à 100 mètres du Koodeta. Et on a trouvé un traiteur qui accepte de prendre le relais, tout en mettant un système d’hôtesses et de banderoles pour assurer la liaison entre le Koodeta et le Fridge. Et tout le week-end, l’équipe de Lyon Mag s’est mobilisée. En passant des centaines de coups de fil pour alerter nos invités. En tout cas, ce lundi 17 décembre, ne ratez pas notre fête au Fridge, à deux pas du Koodeta, c’est-à-dire 67 rue des Rancy, dans le 3ème arrondissement. C’est pas loin de la Part Dieu. On démarre à 19h par l’Assemblée générale des amis de Lyon Mag. Puis, avant le cocktail et le concert de Glasgow, plusieurs personnalités prendront la parole. Gérard Collomb, le maire de Lyon, nous a promis qu’il viendrait mais aussi Jean-Jack Queyranne, le président du conseil régional, Azouz Begag... Et des patrons comme Thierry Ehrmann du groupe Serveur, un de nos actionnaires historiques... Ça penche plutôt à gauche, je le reconnais. Même si plusieurs parlementaires UMP nous ont assuré qu’ils viendraient ce soir, comme Philippe Cochet et François-Noël Buffet. D’ailleurs on a également invité nos “amis” Aulas et Latouche. Et on lance dans ce blog un appel spécial à Perben en le conviant à notre fête. Lyon Mag est en danger. Et si certains à l’UMP ont décidé d’en profiter pour nous flinguer, on aimerait bien que lui il se démarque de ces barbouzes. En plus, ce serait un bon exercice pour lui de soutenir un magazine qu’il ne porte pas dans son cœur. Au nom du pluralisme. On dira même que dans une démocratie, la règle de base, c’est justement d’accepter le débat, la critique... Et si Perben venait ce lundi soir au Fridge, ce serait un signe fort pour d’autres “amis” de Lyon Mag du genre Aulas ou Latouche qui se démènent beaucoup en ce moment pour essayer de nous faire du mal.
Encore un mot sur ce Chalard qui est terrorisé par l’UMP. Des types comme Chalard, on en croise tous les jours. C’est-à-dire des types pas courageux. Pas des méchants mais des types ordinaires qui font passer leurs intérêts avant tout. L’esprit collabo au fond. Dans cette période agitée, les trouillards de ce genre, ça ne manque pas. Ce sont parfois des types importants, puissants, riches... Des types qui m’assurent qu’on a raison de se battre pour notre indépendance. Et qui affirment même qu’il sont prêts à nous aider... discrètement. Car ils ont la trouille de s’afficher à nos côtés. Et ces types-là, au fond, je les comprends. Comme je comprends qu’un patron de bistrot comme Chalard ait la trouille d’affronter le pouvoir UMP. En se disant qu’il suffit d’un rien pour fermer un bistrot. Bref on comprend les trouillards, mais avouez que c’est moche. Car la trouille, ça diminue les gens, ça leur donne des airs petits, pitoyables. Alors que le courage grandit.
“Si Lyon Mag disparaît ce ne sera pas une grande perte” vient d’écrire un certain Justin Calixte. Il faut dire qu’il écrit ça dans Lyon People, le torchon que s’arrachent tous les “intellos” à Lyon. Une sorte d’album photos bas de gamme où des notables lyonnais de seconde zone font la fête en se prenant pour des stars. Bref, un torchon où sévit justement ce Calixte, un pseudonyme derrière lequel se cache Jean-Marc Requien, un publicitaire lyonnais aujourd’hui à la retraite qui essaye d’exister. Il parait même qu’il se prend pour un artiste ! Pitoyable. Au fond, ce Requien est un méchant mais sans cause à défendre. Un impuissant. Le genre aigri, limite extrême droite. Un grand copain d’Angel d’ailleurs, qu’il aurait rencontré à Minute, le fameux hebdo raciste et antisémite. Bon tout ça pour dire que les gens qui nous détestent ont toujours le même profil. Ce qui nous rassure. Requien avait déjà salué la sortie du premier numéro de Lyon Mag par cette petite phrase : “Lyon Mag ne passera pas l’hiver ! ”. C’était en mai 1995. Depuis, il attend. Mais il devra encore patienter, le pauvre.
A propos de courage, un mot encore pour rendre hommage à l’équipe de Lyon Mag et notamment ses cadres. Car depuis des semaines, la pression est très forte. Mais ils tiennent le coup. Pourtant tous les jours on reçoit une lettre recommandée de Latouche ou de ses amis. Tous les jours, un coup bas, un nouveau procès... Un véritable harcèlement qui renforce notre détermination.
Vous allez me dire, le courage, c’est facile quand est petit, pauvre, dos au mur... C’est faux. Le courage, c’est un muscle. Pour le développer, il faut s’entraîner.
En quelques semaines, on a reçu des centaines de lettres, de mails et coups de téléphone qui nous demandent de continuer à nous battre pour notre indépendance et à ne pas baisser les bras. Tous ces messages ou presque se terminent par la même question : qu’est-ce qu’on peut faire pour Lyon Mag ?
Continuez d’abord à nous témoigner votre soutien en rejoignant l’Association des amis de Lyon Mag. Car c’est essentiel dans cette bagarre qu’on ne soit pas seul. Mais vous pouvez aussi faire un geste essentiel : vous abonner à Lyon Mag et abonner vos proches. On a aujourd'hui environ 5 000 abonnés, c’est notre force comme ces 200 000 lecteurs chaque mois. L’objectif c’est de passer à 10 000 abonnés en deux mois. Et là vous pouvez nous aider. Il suffit d’un geste à 26 euros(bulletin d’abonnement). Quand on se bat, il faut se donner des objectifs ambitieux. Pas simplement pleurnicher ou se planquer.
D’ailleurs, on lance une augmentation de capital qui devra être bouclée fin janvier. L’objectif ce n’est pas simplement de réunir 500 000 euros pour neutraliser Latouche mais aussi de trouver l’argent nécessaire pour nous développer sur le Net. On a déjà reçu des “petits” chèques, 100 euros, parfois plus. N’hésitez pas là encore. Et si vous êtres riche et courageux, allez-y. Lyon mérite bien un Lyon Mag.
Nos annonceurs, nos imprimeurs, nos banquiers, nos actionnaires... Tout le monde est inquiet pour notre avenir. Certains nous ont même déjà enterré. Il faut dire que Latouche et ses amis mettent le paquet. Et d’ici Noël, ça va secouer. Pendant que tout le monde fera la fête, on s’attend au pire. Mais je monterai la garde avec la petite équipe de fidèles. En attendant, rendez-vous ce soir au Fridge. Certains se démènent pour que cette fête soit un raté. Mobilisez-vous pour que ce soit une démonstration, malgré le froid, malgré les Chalard. Car Lyon Mag doit vivre, et vivre libre.









Commentaire
gemlion
Mo
manu
Jacqueline Dibon
Philippe de Longevialle
romain blachier
Mo
Baratte Frédéric