08-09-2008

Exclusif : les étranges inscriptions de Moitoiret

Un curé de l’ouest lyonnais qui avait hébergé ce routard dans une salle de catéchisme, a eu la surprise de découvrir ces inscriptions étonnantes du meurtrier du petit Valentin.

Ces photos datent de février 2007. A l’époque, Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo zonent une fois de plus dans la région lyonnaise. Privilégiant les routes secondaires et les petits villages, ils sont passés par Savigny avant de débarquer à Bessenay, dans les Monts du Lyonnais. Là, le père Gilles a accepté de les accueillir dans la salle de catéchisme. Mais quand il vient leur demander de quitter les lieux comme prévu, il découvre les vitres bouchées par du papier noir et le tableau blanc couvert d’inscriptions. “On craignait d’être attaqués dans la nuit” affirme Moitoiret au père Gilles qui se demande alors s’il n’a pas à faire “à une secte”. Un reflet des délires de Moitoiret puisqu’on y découvre une étonnante expression de “remise en route du destin”. Or, après leur arrestation, sa compagne a précisé aux enquêteurs qu’il aurait parlé de “retour en arrière” pour évoquer le meurtrier du petit Valentin.

Autre inscription étonnante : “99 fils” avec toute une série de prénoms : Kevin, Geoffrey, Alcore, Christophe... Et un schéma renvoyant à un “conseil des sages”. De même, on retrouve sur ce tableau son histoire de clones car lui-même aurait renvoyé la responsabilité de ce meurtre sur un de ses clones. Mais au milieu de ce délire, on trouve aussi quelques personnages de la guerre des étoiles... Signé : “sa majesté”, le surnom que Moitoiret donnait à Hego.
Vrai délire ou simulation ? Ce type d’inscription sera au cœur du débat psychiatrique sur sa responsabilité.

 

Commentaire

MICH

je souhaite à ce monsieur qu'il ne soit jamais touché ou de loin ou de près... il faut être concerné pour comprendre. Et peut-être égoïste de croire que cela n'arrive qu'aux autres. Mais si tout le monde pensait de cette façon, il y aurait des chances que d'autres faits semblables arrivent. Qu'il pense à la non assistance à personne en danger. Cordialement

skeptik

Vrais délires ou simples fictions ? Je me dis qu'avec des noms tiré d'Albator, des hiérarchies d'ingénieurs en vaissaux spatiaux, les 99 fils qui rappellent les 99 frères du héros de Saint Seiya, le manga à l'origine des chevaliers du zodiaque (les orphelins recueillis dans la fondation Kido sont en fait tous demi-frère, et il y en aurait eu 100), les thèmes du destin et des clones chers aux romanciers et scénaristes depuis le Seigneur des Anneaux à la guerre des étoiles... il s'agit peut-être de qqn qui mettait par écrit des idées/sources d'inspiration pour ses propres fictions ! je ne dis pas qu'il n'a pas des problèmes à partir des fictions qu'il se crée, vu que c'est quand même un meurtrier, mais juste qu'une expertise psychologique sur des écrits comme ça, c'est pas forcément plus signifiant que ça... si demain je tue qqn et qu'on tombe sur mes différents romans de Science Fiction ou sur les polars que j'ai écrit... on pourra aussi demander un examen psy... je ne sais plus quoi penser de tous ces assassins fous... je ne dis pas qu'il n'y a pas de graves maladies psychiques et que la société a ses responsabilités, mais je me mets à la place des parents : qu'il soit fou ou pas, je voudrais qu'il soit jugé et éloigné de la société aussi loingtemps qu'il sera dangereux ET qu'il purge une peine pour le crime qu'il a commis : comment peut-on prétendre réinsérer un malade dans la société sans lui inculquer le principe de justice, et par là-même de punition pour ses crimes ?

Mich

Quand ton pense à toutes formalités qu'il faut pour une HDT qui souvent ne sert à rien!!!!

terima

Dramatique en effet le nombre de malades psychiques qui sont dans la rue, sans accompagnement et sans soins. Mais peut-on soigner de force des malades dans le déni de la maladie. Où est la frontière entre le respect de la liberté individuelle et la non- assistance à personne en danger. Si la personne ne trouble pas l'ordre public (auquel cas elle peut être hospitalisée d'office) il faut que quelqu'un signe une HDT( hospitalisation à la demande d'un tiers)Qui? mise à part la famille personne ne veut se "mouiller" et quand la personne est en rupture avec la famille, elle erre dans la rue. J'ai un fils qui souffre de schizophrénie avec délires mystiques . Il a fait de nombreuses fugues et a été retrouvé à chaque fois par les gendarmes te nous avons signer de nombreuses HDT. Au bout de huit ans , douze hospitalisations dues à l'arrêt du traitement, il est stabilisé depuis un an et reprend petit à petit une vie sociale; Il afallu tatonner longtemps pour trouver le médicaments agissant sur ses voix et ses délires. Il paarait évident que Stéphane Moitoiret (il a un prénom) souffre de troubles schizophréniques. Ce qu'il a commis est horrible mais est-il responsable? Il est malade et non soigné. La société a sûrement une part de responsabilité dans ce drame

MICH

Des témoignages prouvant l'indifférence de la société vis à vis des malades, et des familles confrontées à ce problème. Manque d'informations. Cordialement

André

Etonnant quand même que ce type ait pu sillonner les routes de France pendant 20 ans sans qu'aucun maire, aucun curé, aucun gendarme, aucune médecin ne se pose des questions sur son équilibre psychologique et son éventuelle dangerosité. On a l'impression qu'ils ont tous refilé le problème au village voisin. On l'héberge, on le fait décamper et on n'y pense plus.

maurice champion

Vrais délires. C'est le contenu même de la schizo version "maladie de la persécution" (paraphrénie paranoïde) avec ses hallucinations, le contact subit de l'au-delà vécu plus vrai que la réalité, et pour donner corps à cet imaginaire des délires mystiques que le malade assume par des actes 'téléguidés'. J'ai trop connu cela avec mon fils dans cet identique registre, il s'est même fait tatouer JC sur le bras, "son collègue de maladie". Lorsque que l'on aura compris cela un grand pas sera fait dans la prévention des jeunes. J'ai écris un livre pour expliquer cela : L'envers de la vie, l'univers du schizophrène. Cette maladie, c'est mon combat de chaque jour pour sortir mon fils de ses fausses croyances. Cordialement.
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