10-09-2008

Tête : “Il faut répudier Edvige !”

Etienne Tête, qui a été le premier à déposer un recours devant le conseil d’Etat pour faire annuler le fichier Edvige, rejette la concertation proposée par le gouvernement.

Après une pétition qui a rassemblé plus de 170 000 signatures, mais aussi les critiques formulées par plusieurs ministres contre le fichier de renseignement, le président de la République a demandé à la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie "d'ouvrir rapidement une concertation" sur Edvige pour "protéger les libertés".
Une avancée qui ne satisfait par Etienne Tête, qui a été le premier à déposer cet été un recours contre le fichier Edvige devant le conseil d’Etat.
“D’aucuns se réjouissent des avancées du gouvernement tendant à ouvrir un débat sur le fichier Edvige et à saisir le Parlement. C’est méconnaître la réalité des faits” explique l’adjoint Verts à la Ville de Lyon, en ajoutant : “Le fichier et composé de trois sous-fichiers. Et le premier fichier portant notamment sur les élus est illicite en tant que tel : il n’est pas amendable et ne peut être que retiré. Un Etat ne peut pas mettre en fiches des personnes non délinquantes qui ne portent pas atteinte à la sécurité du territoire.”
Alors que pour le second fichier, qui porte sur les mineurs de plus de 13 ans, Etienne Tête exige des garanties : “augmentation de l’âge, droit d’accès et de rectification”.

Les principales dispositions du fichier Edvige
Nature des données collectées : Le fichier permet de rassembler des "données à caractère personnel" avec notamment l'état civil, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques, ainsi que les "signes physiques particuliers et objectifs, photographies et comportement".

Personnes concernées : Ces informations concernent "des personnes physiques âgées de 13 ans et plus", "individus, groupes, organisations et personnes morales qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public". Le fichier regroupe également les données relatives aux personnes "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique", ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". Jusqu'à présent, les mineurs pouvaient être fichés mais seulement dans des bases de données recensant des infractions commises (comme le Stic de la police), des auteurs d'infractions (comme le Fijais en matière sexuelle) ou des empreintes (digitales ou génétiques).

Rattaché à la DCSP : Le fichier Edvige est rattaché à la Direction centrale de la sécurité publique et à sa nouvelle sous-direction de l'information générale (Sdig), à laquelle revient une partie des attributions des RG, relatives au comptage des manifestants, aux violences urbaines ou aux conflits sociaux.

 

Commentaire

idad

Dans la rubrique ''fait divers'' de Lyon Mag un souteneur en herbe de 16 ans je crois, a réussi à mettre sur le trottoir(par la force) une gamine de son âge, et à récupérer le fruit de la sordide besogne le soir même;ne serait-il pas normal que de tels individus soient repérés en amont, dès le début de l'adolescence, à l'aide d'un fichier par exemple?

aldo

ces fichiers existent depuis 1991 (Stic, Judex, FNAED,etc...) dans la mesure où je n'ai rien à cacher, cela ne me pose aucun problème, mais il est tous de même très curieux de voir que cela dérange beaucoup d'élus !!!!!!

Pour EDVIGE

Tous les pays du monde possèdent un fichier des déliquants et psdo-délinquants, il y a même un fichier mondial à INTERPOL. Que l'utilisation des informations de ce fichier soit sévérement contrôlé c'est normal. Mais je ne vois pas pourquoi nous serions opposé à ce fichier, c'est pour notre sécurité. Tout le monde voit très bien que nous vivons de plus en plus d'une insécurité permanente (les frontières sont de vraies passoires). En Europe il y a de moins en moins de travail et les avantages sociaux de plus en plus intéressants pour ceus qui ne souhaitent pas travailler, mais profiter du système.
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