C'est ce lundi, à partir de 16h, que le tribunal de Lyon examine la demande du pdg de Fiducial de saisir le manuscrit du livre que s'apprête à publier Philippe Brunet-Lecomte. Lyon Mag lance un appel à tous ceux qui sont attachés à la liberté d’expression, pour assister à cette audience publique.
C'est ce lundi, à partir de 16h, que le tribunal de grande instance de Lyon examine la demande du pdg de Fiducial, qui veut saisir le manuscrit du livre que s'apprête à publier Philippe Brunet-Lecomte, le pdg de Lyon Mag. Un livre qui raconte une année de bagarre avec Christian Latouche, qui veut prendre le contrôle de Lyon Mag contre l'avis de ses fondateurs, salariés et actionnaires.
La rédaction de Lyon Mag a réagi en lançant “un appel à ses lecteurs, à ses amis mais aussi à tous ceux qui sont attachés à la liberté d’expression”, pour assister à cette audience du 15 septembre, qui se déroule au tribunal de grande instance de Lyon, situé 67 rue Servient dans le 3e arrondissement.
Pour engager cette procédure, Christian Latouche se référe dans son assignation à quelques lignes parues dans le dernier Lyon Mag annonçant que Brunet-Lecomte “va publier un livre témoignage racontant cette année de bagarre avec Latouche”. L’objectif affiché du pdg de Fiducial étant d’obtenir de la justice que ce livre soit censuré, voire carrément interdit. Sans même avoir lu cet ouvrage, il réclame donc la communication de ce manuscrit sous une astreinte de 50 000 euros par jour.
Le directeur de Lyon Mag a aussitôt réagi dans un blog pour dénoncer cette initiative de Latouche en soulignant que c’est “une grande première à Lyon. Car depuis le moyen âge, personne n’avait osé entreprendre ce genre de démarche”. Et il ajoute : “Alors que Latouche pourrait très bien écrire un bouquin en s’expliquant lui aussi devant les Lyonnais, il préfère instrumentaliser la justice. Pour tenter de nous museler. C’est d’ailleurs ce qu’il tente de faire depuis un an. En vain”.
Le dernier Lyon Mag, soulignait également que Latouche, qui est virtuellement actionnaire majoritaire de Lyon Mag, avait “disparu depuis deux mois” car il semblait renoncer à se faire nommer pdg devant l’hostilité affichée de la rédaction vis-à-vis de ce patron lyonnais proche de l’extrême droite. Il faut dire que plusieurs décisions judiciaires importantes qui devraient intervenir dans les semaines à venir, notamment de la Cour de cassation, pourraient casser tout “le château de carte juridique” lui permettant de rafler ces actions. Ce qui anéantirait son ambition de prendre le contrôle sauvage de ce magazine qui affiche sur sa dernière couverture la mention “toujours indépendant”.









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