Lyon Mag avait été condamné par la cour d’appel de Lyon pour avoir publié en 2001 une interview de Nadji Chalabi, à l’époque administrateur de la mosquée de Lyon, qui critiquait la gestion de cette institution. Sa cible : Kamel Kabtane, le recteur de la mosquée, dont il contestait les choix comptables en parlant d’une gestion “pas claire”, mais aussi ses connaissances religieuses.
Suite à ces accusations, Kamel Kabtane avait porté plainte en diffamation, obtenant la condamnation de Lyon Mag en 1ère instance et en appel à Lyon puis en cassation. Mais notre magazine avait décidé de poursuivre cette affaire jusqu’en Cour européenne des droits de l’Homme en confiant ce dossier à Me Marie-Christine de Perçin car ce dossier lui semblait exemplaire pour la liberté de la presse. En effet, il s’agissait juste de donner la parole à une personnalité bien informée contestant la gestion d’une institution. Ce qui méritait largement un débat public.
Contrairement à la justice lyonnaise, la Cour européenne des droits de l’Homme a considéré que les propos de Nadji Chalabi retranscrits par Lyon Mag n’avaient rien d’excessif. De plus, la CEDH rappelle qu’à l’époque Kamel Kabtane était mis en examen pour escroquerie et que même s’il avait été plus tard blanchi, certains éléments factuels permettaient de publier cette interview sans remettre en cause la présomption d’innocence.









Commentaire
Corinne
Michel
f tassin
encore Décines
idad