03-10-2008

Conseil régional : quand les RG confondent

Après la polémique provoquée par l'enquête des RG sur la religion du personnel du conseil régional Rhône-Alpes, le préfet du Rhône Jacques Gérault a rappelé, vendredi 3 octobre, à "éviter tout amalgame" entre terroristes et musulmans. Mais il s'est aussi dit "blessé" par un article du Progrès, qui affirme que "tout est parti d'une réunion et d'un ordre de la préfecture". En fait, le préfet a reconnu qu'une étude sur "l'évolution des réseaux islamistes radicaux dans le Rhône" avait été demandée aux services de police et de gendarmerie le 8 septembre. En rejetant la faute sur le policier qui a envoyé un e-mail mal formulé à la DRH du conseil régional.

Il faut dire que le policier incriminé, qui dépend de la sous-direction de l'Information générale, ex-RG, demandait également dans son courriel si certains employés avaient "demandé des aménagements d'horaires ou de service pour pratiquer leur religion".
"Ce fonctionnaire a sans doute cru bien faire", a réagi Jacques Gérault, précisant que le policier avait été jusqu'à présent "bien noté" et qu'il "regrettait beaucoup son acte". Mais il a été sanctionné d'un blâme et muté d'office.

 

Commentaire

André

On savait que les RG étaient une police politique au service du pouvoir mais qu'elle était moyennement efficace contre les vrais dangers. Maintenant on comprend pourquoi. Faire une enquête par mail, ça c'est de l'investigation policière de haut vol ! En plus, c'est discret, ça laisse pas de trace... Et quand ils font une note blanche, il surfe sur wikipedia ? Trop fort.

diabolis

La réalité est qu'un service de police pointu a été réorganisé à la hussarde avec un cadre public affaiblie. Voilà ce que ça donne au final. Avec un cadrage politique laissant entendre que "tous les moyens sont bons" il ne faut pas faire payer le lampiste : c'est au préfet et au ministre de sauter (au vrai ministre hein pas à celui de l'intérieur seulement l'autre brice boutefeux , hordefeu, enfin bref vous savez qui, puisque notre bien aimé Président est là pour cinq ans)
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